Philippe Poutou, candidat du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) aux élections présidentielles de 2012, était hier à Bayonne.
L’axe central de la campagne menée par Philippe Poutou se résume par son slogan : “Aux capitalistes de payer leur dette et leur crise”.
Le candidat, lorsqu’il se présente, rappelle qu’il est lui-même ouvrier dans une usine Ford près de Bordeaux et qu’il s’agit là d’une des “caractéristiques qui nous différencie de la plupart des autres candidats, pour la plupart politiques professionnels”. Egalement délégué syndical, il a mené un combat de plusieurs années pour éviter la fermeture de son usine.
Face à la crise qui s’accélère, face aux mesures d’austérité qui se multiplient et frappent de plus en plus durement les classes populaires, Philippe Poutou et le NPA défendent un programme d’urgence, notamment l’annulation de la dette, l’interdiction des licenciements, le partage du travail entre tous et toutes sans perte de salaire, le Smic à 1 600 euros net mensuels.
“Le système capitaliste est profondément injuste et les seules perspectives qu’il offre sont chômage et pauvreté”, s’insurge Philippe Poutou, qui assure que “voter NPA a tout son sens : c’est d’abord une volonté de gérer Sarkozy et toute sa bande. Et puis, l’outil Hollande n’est pas une solution pour nous car il respecte la logique libérale”.
La volonté du NPA est de préparer une riposte collective, une riposte d’ensemble en généralisant et unifiant les luttes et les résistances. “La réponse est dans la rue. A un moment donné, il faut que ça pète”, exprime Philippe Poutou, motivé par les différents mouvements récents de contestations en Grèce ou dans l’Etat espagnol, par exemple : “L’idée, ce n’est pas d’aller contre l’Europe mais de construire une Europe solidaire, anticapitaliste. En France aussi, il existe pas mal de luttes sociales, il faut arriver à coordonner tout ça”.
Le candidat NPA a également participé au rassemblement organisé devant la mairie de Bayonne par le Collectif féministe contre les violences sexistes dans le cadre de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Il a ensuite tenu une réunion publique à la Bourse du travail de Bayonne pour expliquer et défendre les propositions du NPA.
