Les jeunes sont plus touchés par la pauvreté que toute autre classe d’âge, avant même les personnes âgées :
22,5% des 18-24 ans vivent avec des revenus inférieurs au seuil de pauvreté, contre 13,5% de la
population métropolitaine globale.
Le logement représente 50% du budget annuel d’un étudiant (contre 25% en moyenne pour la
population)
La situation se dégrade depuis plusieurs années
Au niveau des aides sociales
73% des étudiants sont exclus du système de bourse ; près de huit étudiants sur dix n’ont été concernés par
aucune mesure sociale
Depuis 2006, les dépenses obligatoires ont augmenté de 33, 2%, tandis que les aides sociales n’ont
augmenté en moyenne que de 13%.
Il y a une baisse de 9,1 points de la part d’étudiants issus de milieu modeste dans l’enseignement
supérieur.
Le Fonds national d’aide d’urgence (FNAU) des CROUS [1] a perdu 9,5 millions d’euros cette année.
Au niveau du logement
Les aides au logement (Aides personnalisées au logement – APL – et Allocation de logement social –
ALS) n’ont pas été revalorisées depuis 1994 !
On ne dénombre que 340 000 logements « étudiants » pour 2, 2 millions d’étudiants.
Moins de 10 % des étudiants habitent donc dans des résidences universitaires gérées par le CROUS, c’est-
à-dire avec des loyers raisonnables.
Le loyer d’un logement « type » – défini comme un studio de 15 à 20 m2 – peut varier selon les régions du
simple...au quadruple. Autour de 200 euros (offres relevées à Besançon et à Angoulême), pour atteindre
jusqu’à 850 euros à Paris. Entre ces deux extrêmes, les grandes métropoles régionales (Marseille,
Bordeaux, Lille, Nantes...) oscillent dans une fourchette comprise entre 330 et 550 euros.
Leurs mesures...
Les tentatives de résorber cette précarité rampante sont insignifiantes, voici les principales mesures :
Locapass/passeport logement : fonds prenant en charge le dépôt de garantie des étudiants à la
location de leur logement. Les services du CROUS donnent de l’argent au privé, plutôt que
développer le service public.
Construction de logements étudiants : le plan Anciaux prévoyait la construction de 5000
logements CROUS par an entre 2004 et 2014. Les objectifs ne sont pas tenus (sauf pour 2010 :
5800 construits). L’objectif de 220 000 est toujours en-dessous des besoins
Construire des « logements alternatifs », à bas coûts, dans des préfabriqués... Au Havre, on loue
aux étudiants des anciens conteneurs à marchandises.
10 % des studios dans le parc des logements sociaux seraient réservés aux étudiants. Alors que
la pénurie de logement sociaux est flagrante, avec plusieurs années d’attente pour obtenir un
logement, c’est « déshabiller Paul pour habiller Jacques ».
Nos solutions :
Construire des chambres universitaires du CROUS, augmenter les aides au logement (APL et
ALS), allocation d’autonomie
Une vraie régulation des loyers, de l’immobilier et du foncier, la construction massive de
logements sociaux et étudiants, l’abandon des mesures qui fragilisent la vocation sociale des
HLM.
