Il y a 50 ans, l’Etat français n’a pas hésité à massacrer des centaines d’algériens qui manifestaient contre le couvre-feu. Aujourd’hui, dans l’actuel contexte politique, le lien entre colonialisme, racisme, violence étatique et capitalisme doit être particulièrement réaffirmé. Le racisme tient avant tout à la nécessité de diviser les travailleurs entre eux (diviser ce qui devrait être uni) pour les unir avec ceux qui n’ont pas les mêmes intérêts (unir ce qui devrait être divisé). Aujourd’hui en France, pour des raisons historiques, politiques et sociales, les principales victimes du racisme sont issues, directement ou par descendance, des anciennes colonies, maintenues sous influence.
Dans le contexte actuel de crise et d’offensive raciste, les 50 ans du 17 octobre 1961 revêtent un caractère particulier, pas seulement commémoratif. Les campagnes présidentielle et législative seront marquées par les discours racistes, islamophobes et sécuritaires. Les mobilisations du lundi 17 octobre 1961, doivent témoigner de l’union de tous les acteurs des luttes antiracistes et anticoloniales, y compris les ressortissants des anciennes colonies ou leurs descendants, premières cibles du racisme d’État. Le NPA sera partie prenante de mobilisations partout en France (liste non exhaustive, plus de détails sur www.17octobre61.org).
Philippe Poutou sera présent à la manifestation parisienne.
