WWW.NPA2009.ORG
Accueil > En campagne > Réunion publique à Paris I - Tolbiac

12 h amphi I

Réunion publique à Paris I - Tolbiac

Le 18 octobre à 12h, amphi I.

mercredi 19 octobre 2011

Alors que cela fait trois ans que les travailleurs et les jeunes paient la facture de la crise à travers le chômage (25% de chômage chez les 18-25 ans !), la précarité et la dégradation des services publics (66 400 postes supprimés dans l’Education nationale depuis 2007 !), le gouvernement dit : « Maintenant, payez aussi la dette ! ». On nous fait payer la crise trois fois : en tant que salariés, en tant qu’usagers et en tant que contribuables ! En France, le plan d’austérité de 12 milliards d’euros prévoit d’augmenter les taxes sur des biens de consommation tandis que des boîtes comme Total ou des actionnaires comme Bettencourt ne paient presque pas d’impôts. Ces mesures vont de pair avec les suppressions de postes dans le service public et ne sont qu’un début. Par exemple, Fillon a récemment déclaré dans un élan d’honnêteté qu’il faudrait que l’âge légal de départ en retraite soit élevé à 67 ans, suscitant un mécontentement légitime au sein de la population.

Ce mécontentement n’est pas isolé. Au Maghreb, des milliers de jeunes et de travailleurs se sont mis en lutte contre le chômage, la vie chère et l’oppression provoquant la chute de dictateurs et défiant à la fois l’ordre établi et ceux ayant soutenu la tyrannie depuis des décennies. En Espagne, un mouvement composé de travailleurs et de précaires a provoqué des manifestations inédites et une défaite électorale de la « gauche » gouvernementale. En Grèce, les travailleurs et les jeunes se rassemblent dans des manifestations et des grèves générales qui font vaciller le gouvernement. Quant à la France,
elle n’est pas coupée du reste de la contestation : à l’automne 2010, la population a massivement manifesté son rejet de la réforme des retraites en se mettant en grève et en manifestant par millions dans la rue.

2012 ne doit pas être une année de paix électorale, mais une année de luttes pour la défense de nos intérêts, à l’Université, réclamons des moyens supplémentaires pour améliorer nos conditions d’études... Nous devons être conscients que le retour de la « gauche » gouvernementale au pouvoir ne sera en rien un remède. En effet, les gouvernants « socialistes » de demain appliqueront la même politique que Sarkozy aujourd’hui. Il suffit de regarder leurs homologues « socialistes » en Espagne ou en Grèce, où les Zapatero et les Papandréou imposent des plans d’austérité à leur population. Les travailleurs et les jeunes ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour arriver à construire une société organisée selon leurs besoins et non plus pour le profit des plus riches.

Pour les élections présidentielles de 2012, le Nouveau parti anticapitaliste présente comme candidat Philippe Poutou, un ouvrier syndicaliste ayant lutté avec succès pendant trois ans à l’usine Ford de Blanquefort (en Gironde) contre la fermeture de son site. Au vu de l’impossibilité de changer radicalement la société dans nos institutions actuelles, sa candidature vise avant tout à être une voix pour les sans voix, ceux qui luttent au quotidien, qu’ils soient jeunes, salariés, chômeurs et/ou sans-papiers.